• artmonnid

« Ce n’est pas ce qu’ils pensent, c’est ce que je sais. »*

Cette phrase me revenait en tête ce matin en descendant la colline… Parce qu’en ce moment, je prends conscience de certaines projections que l’on fait ou que l’on a fait sur moi, auquel je ne souhaite plus m’identifier. Non, je ne suis pas ce qu’ils disent, ce qu’ils croient. Bien que parfois je l’ai longtemps cru…


« Tu chantes faux »,… « Elle chante juste et bien »…

Il y a quelques temps, je me serai renfermée sur moi-même, j’aurais arrêter de chanter; je me serai comparé à cette fille que je n’ai même pas entendu chanter, je me serai trouvée nulle, pas à la hauteur, j’aurais laissé un homme que j’aime influencer mon estime de moi, j’aurais été dépendante du jugement d’un autre.

Aujourd’hui, je me sens tellement fière d’être en mesure de passer au-delà de ça, de continuer ma route que je sois approuvée ou non par quelqu’un que j’affectionne particulièrement. Car aujourd’hui je n’ai plus peur, je chante pour me faire plaisir, dans la joie, entourée de personnes qui vibre cette même joie sans rechercher une performance quelconque, sans rabaisser, comparer, juger même si c’est soi disant des conseils pour m’améliorer. Je n’ai pas besoin d’être meilleure, j’ai juste besoin de croire en moi, d’avoir foi en moi au-delà de la pensée réductrice qui se focalise sur une attente de résultat plutôt que sur l’émotion.

Et je ne condamne personne en disant cela car il m’arrive, comme à tout le monde, ou presque, d’avoir ces pensées réductrices, d’enfermer l’autre dans des croyances au lieu de voir au-delà, la beauté de son être.

De la même façon que je me suis longtemps empêchée de danser, d’une part suite à la remarque d’une prof de danse à mes 9 ans « Tu ne seras jamais une danseuse » et d’autres parts pour me protégée du regard des hommes. Aujourd’hui j’ai un plaisir fou à danser, juste pour moi, pour le plaisir de sentir toutes les cellules de mon corps bouger, sans en avoir strictement rien à faire d’une quelconque performance et validation. Et j’observe autour de moi beaucoup de femmes pour qui s’est encore difficile d’oser exprimer sa créativité par le corps. Tellement les conditionnements sont nombreux.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire à toute personne qui lit ces mots :

« Ce n’est pas ce qu’ils pensent, c’est ce que tu sais ».

Ose te dénudé.e des projections d’autrui pour vibrer dans toute ta splendeur!

  • Citation tirée des ateliers « Parler pour que les enfants écoutent » d’A. Faber et E. Mazlich

Crédit photo : Guillemette Silvand


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